1947-09-22 PDF Imprimir e-mail
Discurso do ministro dos Negócios Estrangeiros de Portugal, José Caeiro da Matta, no encerramento da Conferência de Paris, em 22 de Setembro de 1947

Le rapport général sur l'oeuvre accomplie par la Conférence Économique Européenne est un document fort remarquable qui fait honneur à tous ceux qu'y ont collaboré. Ils nous permet de suivre l'activité de la Conférence et nous fait connaitre d'une façon saisissante les grands obstacles qu'elle a trouvé pour accomplir sa tâche. Si, en me reférant à l'équipe exceptionelle qui a réalisé ce travail, il m'est permis de faire une mention spéciale, j'aimerais citer les noms de Sir Oliver Franks, qui a dirigé le Comité de Coopération d'une manière si magistrale et M. Hervé Alphand, dont la haute compétence s'est affirmé une fois de plus.

Malaise économique, difficultés financières, embarras politiques, troubles sociaux, contradictions de tous genres que la deuxième guerre mondiale traina à sa suite, ébranlement du mécanisme international de la distribution du crédit, affaiblissement économique général constituent le fond du tableau de la situation actuelle. Nous tâchons en ce moment de chercher un remède aux situations difficiles que la guerre a laissée comme héritage. La liquidation de ces situations ne pourra que faciliter la réalisation des deux grands buts que nous devons avior toujours présents à notre esprit: le d veloppement de la cooperation entre les nations et le maintient de la paix. Nous ne devons pas cacher que cette Conférence a commencé ses travaux sous l'empire d'un sentiment d'angoisse, provoqué par una grande crise se propageant d'un bout à l'autre du monde, dans tous les domaines où les efforts de l'homme avaient réussi à établir un ordre et un discipline. Le Portugal a accueilli dès le premier moment avec la plus grande satisfaction les paroles du secrétaire d'État américain Mr. Marshall et mon Gouvernement a aussi tôt exprimé ces sentiments au State Departement. Nous nous sommes empréssés d'accepter l'invitation des Gouvernements britannique et français de participer à cette Conférence et nous avons pris part à ses travaux avec le plus vif intérêt.  

Mon pays vient à cette Conférence animé du désir de coopérer, dans toute la mesure de ses possibilités, à la tâche de la reconstruction économique de l'Europe. Une sévère action administrative et financière et la capacité de sacrifice du peuple portugais ont permis que, dans les vingt dernières années, le budget portugais se soit maintenu equilibré et la monnaie stable; et sur ces bases on a pu assurer à la production du pays un prgrès sans interruption en correspondence avec l'amélioration du niveau social du peuple portugais. Les heureuses conditions internes du Portugal me permettent de d clarer que mon pays n'a pas besoin d'aide financière du dehors. Je dois, toutefois, ajouter que si nous avons des disponibilités en dollars que nous considérons suffisantes pour les nécessités normales de l'économie portugaise, le maintient de cet équilibre ne sera possible que dans le cas ou d'autres pays, avec lesquels le Portugal a des rapports commerciaux en régime de balance défavorable pour nous, n£tilisent pas, dans leur propre bénéfice, les disponibilités portugaises en monnaie américaine, de cette manière venant à deséquilibrer notre saine situation actuelle. Une autre réserve je dois formuler en ce moment: la Conférence s'est orienté dans le sens d'avancer des crédits pour l'acquisition des marchandises considerées essentielles. Il s'agit là, sans doute d'un premier but à atteindre; mais on ne devra pas oubleir que s'il y a des produits dont l'importation est indispensable à certains pays, il y a aussi d'autres dont l'exportation est essentiel pour l'équilibre de la balance d'autres pays, mais qui, manquant ces exportations, verraient compromises leurs possibilités de vie.  

Et, pour conclure, je désire accentuer que nous sommes associés de tout coeur aux espoirs que l'initiative de Mr. Marshall a fait naitre dans le monde et que nous sommes prêts à joindre nos efforts à la tâche du redressement qu'on espère accomplir. Et je veux aussi rendre un hommage à toutes les Puissances qui sont venues à cette Conférence animées de l'esprit de solidarité internationale et dont les objectifs de paix représentent, par eux-mêmes, une si haute contribution à l'entente des nations; et le voeu que toutes les Puissances européennes, sans limitations d'ordre idéologique ou de systèmes politiques, soient amises à coopérer à la tâche commune du redressement européen, étant donné que, sans la collaboration de toutes, l'oeuvre qu'on prétend de réaliser au même temps que perdrait beaucoup de sa signification morale, perdrait aussi beaucoup de son efficacité.

Caeiro da Matta, “Conferência Europeia de Cooperação Económica, I. Em Paris, em 22 de Setembro de 1947”, Ao Serviço de Portugal, , Lisboa, Imprensa Portugal-Brasil, 1951, p. 159-166.  

 
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